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Hygiène saisonnière : comment adapter ses pratiques de nettoyage et de prévention au fil des saisons

  • nettoyage à domicile
  • 27 juin 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 juin 2025

L'hygiène domestique est souvent perçue comme une routine uniforme tout au long de l'année. Pourtant, nos besoins et les risques sanitaires évoluent avec les saisons. Les allergies printanières, les virus hivernaux, l'humidité automnale ou encore la chaleur estivale imposent des ajustements précis dans nos pratiques de nettoyage.


Comprendre l’hygiène saisonnière, c’est apprendre à anticiper et à adapter ses gestes pour préserver efficacement la santé des occupants et la qualité de l’air intérieur.


Pourquoi l'hygiène saisonnière est-elle essentielle ?


Selon l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI) et les travaux de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les sources de pollution, les agents pathogènes et les allergènes varient en fonction des saisons.


Adopter une hygiène adaptée permet de limiter les réactions allergiques, de prévenir les infections virales et de réduire l’accumulation de polluants spécifiques à chaque période.


Le printemps : la saison des allergènes et des poussières invisibles


Les risques spécifiques du printemps

Le printemps est marqué par la hausse des pollens, la reprise de la croissance des moisissures et la réintroduction des acariens.

Une étude française (Annesi-Maesano et al., 2012) a montré que les pics de pollen de graminées au printemps entraînent une augmentation des consultations pour allergies respiratoires.


Les gestes essentiels au printemps

  • Aérer de préférence en dehors des pics polliniques (trôt matin ou soir).

  • Nettoyer fréquemment les filtres de ventilation et de climatiseur.

  • Utiliser un aspirateur avec filtre HEPA pour limiter la dispersion des allergènes.

  • Laver les rideaux, tapis et literies à haute température.


Les études de l'Institut Pasteur confirment que le nettoyage des textiles est crucial pour réduire la charge allergénique dans la maison.


L'été : chaleur, humidité et prolifération des micro-organismes


Les risques de l'été

Les températures élevées et l'humidité favorisent la croissance des moisissures, la prolifération des bactéries alimentaires et la persistance des insectes domestiques.

Une étude américaine (Stark et al., 2015) a montré que la charge microbienne des cuisines augmente en période estivale en raison des températures ambiantes plus élevées.


Les gestes essentiels en été

  • Nettoyer régulièrement les surfaces alimentaires et vider les poubelles quotidiennement.

  • Sécher soigneusement les éviers, bacs et zones humides pour limiter les biofilms.

  • Aérer pour réduire l'humidité ambiante.

  • Renforcer le nettoyage des ventilateurs et climatiseurs pour éviter la dispersion de spores et de poussières.


Les travaux de Mahnert et al. (2021) soulignent que l'utilisation de nettoyants enzymatiques pendant l'été permet de contrôler la prolifération microbienne sans perturber le microbiote domestique.


L'automne : la saison des moisissures et de la reprise d'activité microbienne


Les risques de l'automne

La baisse des températures et l'augmentation de l'humidité favorisent la croissance des moisissures domestiques. Les pièces peu ventilées deviennent des foyers à risque.

Une étude française (OQAI, 2017) a mis en évidence une recrudescence des concentrations de spores de moisissures intérieures en automne, en particulier dans les salles de bain et les cuisines mal ventilées.


Les gestes essentiels en automne

  • Désinfecter régulièrement les zones humides (joints, siphons, bondes).

  • Vérifier l'état des joints et des systèmes de ventilation.

  • Lutter contre les sources d’humidité : infiltrations, condensation.

  • Pratiquer un nettoyage approfondi des tapis, rideaux et textiles.

L'Agence Européenne pour l'Environnement (AEE) recommande l'utilisation de produits naturels pour prévenir les pollutions secondaires liées aux détergents agressifs.


L'hiver : la saison des virus et de la promiscuité domestique


Les risques de l'hiver

L'hiver est propice à la propagation des virus respiratoires, notamment les coronavirus et la grippe. La ventilation est souvent réduite, et les surfaces partagées sont moins souvent nettoyées.

Une étude du CDC (2020) et de l'Institut Pasteur souligne que la désinfection des surfaces partagées reste un levier efficace de prévention en période hivernale.


Les gestes essentiels en hiver

  • Renforcer la désinfection des poignées de porte, interrupteurs, télécommandes et claviers.

  • Aérer quotidiennement même par temps froid (10 minutes minimum).

  • Nettoyer les objets personnels (téléphones, lunettes) régulièrement.

  • Laver fréquemment les textiles de contact : plaids, housses, oreillers.


Les recommandations de l'ANSES insistent sur la nécessité de coupler le nettoyage physique avec une bonne hygiène des mains pour réduire la transmission indirecte des virus.


Les produits adaptés selon les saisons

  • Printemps : nettoyants doux, aspirateurs HEPA, lavage fréquent des textiles.

  • Été : vinaigre blanc, bicarbonate, nettoyants enzymatiques contre les biofilms.

  • Automne : solutions antifongiques naturelles (vinaigre, savon noir).

  • Hiver : lingettes désinfectantes, alcool à 70 %, nettoyants multi-surfaces doux.


Les erreurs à éviter

  • Négliger l'aération sous prétexte de froid ou de chaleur excessive.

  • Utiliser des produits parfumés irritants qui peuvent aggraver les allergies.

  • Reporter les nettoyages de fond (rideaux, tapis) au-delà des saisons à risque.

  • Sous-estimer les sources de contamination invisibles (textiles, objets partagés).


L'importance de la régularité et de la prévention

Des études réalisées par Mahnert et al. (2021) et l'OQAI montrent qu'une routine de nettoyage adaptée et régulière permet de maintenir un environnement domestique sain tout au long de l'année.


Adapter ses pratiques en fonction des saisons contribue à limiter la charge allergénique, la prolifération microbienne et la transmission des agents pathogènes.


Conclusion : Une hygiène dynamique et intelligente

L'hygiène saisonnière ne consiste pas à multiplier les tâches ménagères mais à les adapter intelligemment aux besoins réels de chaque période de l'année.

Ajuster ses gestes en fonction des risques spécifiques à chaque saison permet de préserver la santé des occupants, de maintenir une maison saine et de limiter l’exposition inutile aux polluants domestiques.

Un nettoyage pertinent est un nettoyage adapté.


Références

  1. Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI). Campagnes nationales sur la qualité de l'air domestique.

  2. Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES). Bonnes pratiques d’hygiène selon les saisons.

  3. Annesi-Maesano, I. et al. (2012). Pollen exposure and respiratory symptoms. European Respiratory Journal.

  4. Institut Pasteur. Pollens et allergies domestiques.

  5. Stark, C. et al. (2015). Seasonal variation in kitchen microbiota. Journal of Food Protection.

  6. Mahnert, A. et al. (2021). Microbial biocontrol in indoor environments. Scientific Reports.

  7. CDC. (2020). Guidelines for cleaning and disinfecting during the COVID-19 pandemic.

  8. Environmental Protection Agency (EPA). Seasonal cleaning recommendations.

  9. Agence Européenne pour l'Environnement (AEE). Produits d'entretien et pollution saisonnière.

  10. Reynolds, K. A. et al. (2005). Microbial transfer on surfaces. American Journal of Infection Control.

  11. Steinemann, A. et al. (2017). Exposures to fragranced products and health effects. Air Quality, Atmosphere & Health.

  12. Gagnon, G. A. et al. (2012). Seasonal impacts on biofilm growth. Water Research.


 
 
 

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